La Carbonatation

Le moment de la mise en bouteille est arrivé ? Le brassin s’est bien passé et aucune trace de vie indésirable n’a pointée le bout de son nez pendant la (très) longue phase d’attente qu’est la fermentation? Il est alors temps de mettre en bouteille.

Deux écoles s’affrontent au moment de la manipulation finale de votre précieux breuvage qu’est le conditionnement.

La première, c’est la règle de 7. Tout aussi simple que la règle de 3, car elle en est une, elle vous permet d’avoir une moyenne de la quantité de sucre par litre nécessaire à la carbonatation lors de la mise en bouteille. En pratique cela donne :
Volume à embouteiller multiplié par 7 = quantité en grammes de sucre à ajouter à votre bière.
Cette technique fonctionne très bien mais ne tient pas compte de ce qui se passe pendant la fermentation ni du style de bière à carbonater.

La seconde n’est pas beaucoup plus complexe et prends seulement 2 paramètres pour calculer la quantité de sucre pour l’embouteillage: la température maximale de votre fermenteur tout au long du processus de fermentation et le style de bière à carbonater.
Pour comprendre le premier paramètre, il faut savoir que les levures, en grignotant tous les sucres mis à disposition grâce à l’empâtage, produisent de l’alcool et du CO2. Ce CO2 est majoritairement relâché, c’est lui qui fait chanter votre barboteur. Mais qui dit majoritairement dit pas intégralement. C’est là ou la température durant la phase de fermentation entre en ligne de compte. Car en effet, plus la température atteinte est haute, moins la teneur de CO2 le sera.
Attention, attachez votre ceinture, ça se complique, les formules qui suivent sont valables pour les unités américaines (Gallons et °F)

La quantité de sucre résiduel dans la bière après fermentation exprimé en volume de CO2  (Vco2r) est :
Vco2r = 3.0378-5.0062 x 0.01 x T + 2.6555 x 0.0001 T²
où T est la température maximale en °F atteinte par le fermenteur après la phase tumultueuse

Reste à calculer le sucre nécessaire pour atteindre le volume de CO2 désiré dans la bière grâce  à la formule suivante:
SN= 15.195x VE x (Vco2 -Vco2r)
où VE est le volume de bière à embouteiller en Gallons
Vco2 est le volume de CO2 visé
Vco2r est le volume de CO2 résiduel dans la bière suite à la fermentation

Maintenant que vous vous êtes retourné le cerveau avec tout ça, ne vous inquiétez pas, il existe de très bon calculateurs pour vous faciliter la tache. Mais au moins, vous saurez ce qu’il y a derrière…

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. connard de barbarie dit :

    Salut

    Les points les plus important pour mesurer une carbo sont la pression exercée sur le liquide et la temperature.
    Toutes les levures ne travaillent pas de la même façon, certaines vont à la longue attaquer des sucres plus complexes sur des bières de garde. La présence d’un barboteur ou le brassage en haute altitude vont faire varier la pression donc la quantité de CO2 dans la pré bière . Une bière visqueuse, épaisse va avoir un comportement différent d’une bière fortement atténuée.
    Une bière qui sera embouteillée en mild , jeune aura plus de co2 résiduel qu’une autre qui aura passé plusieurs mois en fut.
    Le co2 restant dépend d’autres paramètres qui sont pas pris en compte et mettre le vivant en équation, c’est pas jouable
    Voilà en gros ce qui me pose problème avec ces calculs.
    Bisous

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